Articles récents \ Monde Brésil: Les féministes dénoncent la culture du viol

Le 21 mai, à Rio de Janeiro, une adolescente de 16 ans était violée par 33 jeunes hommes.
Depuis, plusieurs manifestations ont eu lieu à travers le pays pour dénoncer la culture du viol qui opère une inversion de la responsabilité en faveur des violeurs. En effet, certain-e-s reprochent à la jeune victime sa tenue et sa présence dans l’espace public à une heure tardive. Les manifestant-e-s dénoncent aussi la « naturalisation » du viol et sa banalisation.
Des policiers ridiculisent publiquement la jeune victime de viol collectif Ces derniers jours, des policiers ont illustré, avec brutalité, ce qu’est la culture du viol dénoncée par les femmes brésiliennes. Plusieurs ont posté sur facebook des commentaires portant atteinte aux droits et à la dignité de la victime. Mettant en doute la réalité du viol (pourtant filmé), ils prétendent que la jeune fille aurait consenti à une partie à 30. Ils dénoncent l’hypocrisie des médias et la dangerosité de cette gauche qui lui a manifesté son soutien. Ils considèrent que la victime est une salope et le font savoir. L’un d’eux a posté la photo d’une chienne en chaleur entourée de chiens avec le commentaire : « Image inédite de l’affaire la plus couverte par les médias en ce moment .» Certains ont aussi trouvé de bon goût d’exposer le visage de l’adolescente.
Contactée par la presse, leur hiérarchie refuse de prendre position et se défausse sur d’autres instances, qui en font de même.
L’une des vidéos souligne la réactivité du réseau féministe et son efficacité à mettre en plein jour ce viol collectif, en manifestant de la solidarité, en dénonçant les profils qui ont diffusé la vidéo du viol, en conseillant de ne pas la partager, en faisant pression sur les grands médias qui tardaient à se positionner.
Aujourd’hui, mercredi 1er juin, des mobilisations ont eu lieu dans plusieurs villes, au Brésil et dans d’autres pays, notamment au Portugal #PorTodasElas (pour elles toutes).
Manifestation à Recife
Manifestation à Brasilia
Manifestation à Sao Paulo
Au Brésil, toutes les 11 minutes, une femme est violée.
Clara Domingues 50-50 magazine
Photo de Une :
« Nous sommes violées :
[] à cause de nos vêtements
[] à cause de notre comportement